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Le Maire de Talant, Gilbert Menut, a eu la gentillesse de m’emmener sur le chantier de la Lino.
Si les travaux ont été au cœur de l’actualité locale à la fin du mois d’août, lors de l’installation du pont qui permettra à la voie ferrée de passer au dessus de la future voie, on ne se rend compte de l’état d’avancement du chantier qu’en descendant dans la vaste tranchée qui relie désormais la Toison-d’Or à Plombière-les-Dijon.
Cette visite permet de mieux se rendre compte à la fois de l’importance de la future infrastructure, de son probable impact sur la circulation dans l’agglomération dijonnaise mais aussi de la nécessité absolue d’en faire une route à 2X2 voies.
Rappelons que la Lino (pour Liaison Nord-Ouest) est une voie qui, dans le prolongement de la rocade Est, a vocation à relier l’A38 à l’A31/A39. Elle constitue le contournement routier qui manque à notre ville tant il est vrai qu’aujourd’hui les boulevards périphériques (boulevards de l’ouest, François Pompon, des Allobroges, etc…) ont tendance à remplir le rôle d’autoroute urbaine. Elle permettra de réduire la pollution, le bruit et l’insécurité routière dont souffrent les habitants des quartiers nord-ouest de la ville qui subissent une circulation très dense. De plus, elle contribuera à accroitre l’attractivité économique de l’agglomération en facilitant les déplacements des entreprises.
Malheureusement, le retard pris par le chantier au fil des années, la raréfaction des crédits publics et la pression des élus « verts » de la Mairie de Dijon font que la Lino n’est prévue dans sa première phase qu’à 2X1 voie.
Or, limiter cette future liaison à une seule voie est une grave erreur ! D’abord, parce qu’elle ne pourra pas absorber les besoins estimés à 45.000 véhicules par jour. Ensuite parce que son engorgement va vite poser des problèmes d’insécurité, en particulier au point de rétrécissement prévu juste après la sortie du tunnel et à l’approche du giratoire desservant Talant (préféré à la formule plus adaptée d’un échangeur). Enfin, il ne semble pas sérieux en termes de gestion des deniers publics d’achever un chantier de cette ampleur pour le rouvrir quelques années plus tard : on étale le financement dans le temps mais, au final, on augmente sacrément la note à la charge du contribuable.
François-Xavier Dugourd et Gilbert Menut, dont les cantons sont particulièrement concernés par ce dossier essentiel, plaident à raison pour une Lino à 2X2 voies. Je soutiens pleinement leur démarche qui sera probablement à nouveau au cœur des prochains débats cantonaux