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J’ai conduit une délégation de 10 membres du Cercle Gaulliste à Colombey-les-deux-Eglises en ce 9 novembre, 40ème anniversaire de la disparition du Général de Gaulle. Ce fut une journée importante, où se sont mêlées l’émotion des retrouvailles et la réflexion sur le sens de l’engagement public.
Nous avons eu la chance d’assister à l’intervention du Président Sarkozy. Les médias ont déjà eu l’occasion de commenter cette intervention. Le Chef de l’Etat a fait des allusions indirectes à son style de présidence (« Le Général de Gaulle avait voulu que le Chef de l’État assumât le destin du pays et que par conséquent il fut celui qui fixât les grandes priorités et qui prit les grandes décisions. », à la nécessité d’anticiper les grandes réformes nécessaires à la France (« Il avait toujours su qu’à craindre de se projeter en avant pour choisir son destin, on finit toujours par se le faire imposer par d’autres ») et à la réforme des retraites (« Il est parfaitement légitime que dans une démocratie chacun défende ses propres intérêts. Mais le devoir du Président de la République, responsable devant la Nation, c’est de décider sur le seul critère de l’intérêt général »)
La journée s’est poursuivie avec un rassemblement inédit des associations et amicales Gaullistes, venues de toute la France, dans l’enceinte du nouveau Mémorial Charles de Gaulle. Paul Fournié, Président de l’Amicale Gaulliste de la Haute-Marne, à l’origine de cette belle initiative, s’est réjoui que « chacun amène à Colombey un morceau de l’identité Gaulliste ».
Tandis que plusieurs membres de la délégation participaient à un atelier sur l’identité Gaulliste dans la construction européenne, avec Jean-Charles Ouazana et Dominique Morin-Martin nous avons participé à un débat intitulé : « Qu’est-ce qu’être Gaulliste aujourd’hui ? ». J’ai eu l’occasion d’intervenir sur deux valeurs fortes qui forgent à mes yeux l’identité Gaulliste :
- Considérer la France comme un tout et non comme une addition de communautés et d’intérêts catégoriels.
- Se tenir à une certaine éthique dans l’exercice des responsabilités, ce qui suppose le respect des différences, l’humilité et la recherche permanente de ce qu’on croit être l’intérêt général.
La journée s’est poursuivie par une conférence passionnante de Henri Guaino sur la modernité du Gaullisme. Le Conseiller du Chef de l’Etat a notamment affirmé : « Il ne faut pas rêver la France dont on parle. Il faut la construire, s’en donner les moyens, mettre sa révolte au service de l’action collective ».