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Chère Madame, Cher Monsieur,
A l’heure de vous présenter mes vœux pour 2011, mes pensées se tournent d’abord vers les plus fragiles, les personnes malades, celles qui se sentent seules, celles qui sont plus malheureuses que leur posture laisse penser. Essayons chacun à notre place de leur apporter un peu de chaleur. On grandit toujours dans le partage.
Alors que la mondialisation des échanges et l’explosion des technologies de communication aboutissent paradoxalement à un monde toujours plus dur, plus individualiste, plus anxiogène, nous sommes nombreux à aspirer voir restaurées des valeurs fortes, socles indispensables à une société de confiance.
En ce début d’année, je veux croire que le monde n’échappe pas à ceux qui y vivent et qu’il est encore possible de placer l’Homme au cœur des préoccupations. Il nous revient de construire une société plus humaine, qui saura saisir les multiples possibilités offertes par les progrès de toute nature pour les mettre au service d’une société plus juste, plus tolérante, plus fraternelle. L’avenir doit redevenir une perspective de mieux vivre.
Les conséquences de la crise économique doivent être tirées complètement et durablement. Il faut mettre fin aux dérives d’un système financier devenu indomptable pour revenir à une économie du réel reposant sur le concret, le travail et l’initiative. La France, si elle sait poursuivre les réformes structurelles indispensables à sa modernisation, si elle ose entreprendre une ré-industrialisation ambitieuse, si elle fait le pari des grands travaux, de l’innovation et de la recherche continuera à peser dans la compétition internationale et contribuera à faire de l’Europe un pôle économique fort dans le monde.
Ces défis obligent ceux qui nous gouvernent. Nous attendons qu’ils soient à la hauteur des enjeux. Qu’ils refusent de céder aux facilités et conservatismes de tous ordres. Qu’ils soient guidés dans leurs décisions par l’exigence de l’intérêt général. Qu’ils trouvent la force de soumettre leur volonté à leurs devoirs. Qu’ils osent fixer un cap clair pour conduire une Nation rassemblée et fière d’elle-même.
Ce grand dessein n’a de sens que si chacun a conscience d’y occuper une place. Pour ma part, je m’efforcerai à mon modeste niveau d’y contribuer à travers le Cercle Gaulliste, devenu au fil des mois un espace apprécié pour la qualité de ses réflexions, mon mandat de Conseiller municipal au sein du groupe « Initiatives Dijon » et en participant aux nouvelles initiatives collectives qui rythmeront l’année 2011.