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Dimanche aura lieu le 1er tour des élections cantonales. Il semble que ce scrutin ne mobilise pas pleinement le grand public. Cela tient sans doute au fait qu’il soit « isolé », découplé d’autres échéances, municipales ou régionales. Cela vient aussi du manque de lisibilité des compétences des différentes collectivités locales. Nos concitoyens ont le sentiment légitime qu’elles se superposent. Ils ont du mal à savoir « qui fait quoi ». Cet écueil devrait être en partie corrigé par la réforme des territoires.
Pourtant, le Conseil général est une collectivité importante. D’abord par ses missions, notamment dans le domaine de la famille, où il agit de la petite enfance à la fin de vie, et de l’aménagement du territoire, avec le soutien qu’il apporte aux communes, l’entretien des routes et la construction des collèges. Le Département, c’est souvent l’échelon territorial le plus pertinent, celui qui est suffisamment grand pour pouvoir mener des projets structurants et suffisamment proche pour pouvoir adapter ces projets en permanence à la réalité du terrain.
Dimanche, ce sont donc sur les affaires locales que les électeurs devront se prononcer. Ce qui est en jeu, ce sont nos départements, nos cantons, nos communes, nos quartiers.
En Côte-d’Or, il est essentiel de poursuivre la dynamique impulsée par Louis de Broissia puis par François Sauvadet pour un département plus solidaire, plus attractif, plus équilibré.
Plus solidaire avec une politique sociale juste et ambitieuse. La Côte-d’Or a souvent été à la pointe de l’innovation sociale ces dernières années en étant par exemple l’un des premiers départements à expérimenter le Revenu de Solidarité Active mais aussi à ouvrir une Maison de l’Autonomie dont le rôle sera fondamental dans la future réforme de la dépendance. L’Adosphère, la Maison de l’adolescent, projet impulsé par François-Xavier Dugourd, est un autre exemple d’initiative audacieuse. Elle permet à de nombreux jeunes, à leurs proches, à leurs familles, de passer le mieux possible ce cap difficile de l’existence. Ainsi, en Côte-d’Or, malgré le poids de la règlementation et l’importance des sommes d’argent en jeu, nos services sociaux continuent à s’adapter et innover. L’enjeu dans les prochaines années, malgré la maitrise des dépenses imposée par la situation des finances publiques, sera de continuer à avoir une vision de long terme en plaçant en permanence l’humain au cœur des préoccupations.
Avec la Majorité départementale, la Côte-d’Or sera plus attractive. Le Conseil général participe en effet, bien au-delà de ses compétences légales, au développement économique de la Côte-d’Or. Il le fait notamment en participant au financement des grandes infrastructures qui améliorent l’accessibilité de nos territoires. C’est le sens de son engagement dans l’agglomération dijonnaise pour des projets très structurants comme la LINO, la liaison Is-sur-Tille / Dijon et le tramway. En maintenant un niveau élevé d’investissement et en facilitant l’accès des PME à l’offre publique, le Conseil général contribue à faire travailler les entreprises et à apporter de l’emploi aux Côte-d’Oriens.
L’autre défi de ce scrutin sera l’équilibre des territoires car il est important que chacun trouve sa place dans notre département, qu’il habite dans l’agglomération dijonnaise, dans une petite ville ou en secteur rural. Pour y parvenir, le Conseil général continuera d’être présent dans la vie des Dijonnais et pas seulement comme « budget d’appoint » aux projets municipaux. De même, les secteurs ruraux, pour continuer à vivre et à se développer, doivent, autant que possible, bénéficier de services proches de ceux qu’on trouve en milieu urbain, que ce soit en matière d’accès aux soins, d’internet à haut-débit, d’offre sportive et culturelle. La Majorité départementale, par la diversité et l’expérience de ses élus, saura parvenir à une véritable cohésion territoriale, préservant la cohérence des aménagements et l’esprit de « bien vivre ensemble ».
Equilibre des territoires mais aussi équilibre des pouvoirs. Nous avons trop le sentiment que la « prise » du Conseil général de la Côte-d’Or est, pour les candidats de gauche, une fin en soi. Or, une alternance n’a jamais fait une vision, un projet, une perspective. L’expérience du Conseil régional, montre qu’il n’est pas sain de concentrer tous les pouvoirs locaux au sein d’une même sensibilité et, en réalité, dans les mêmes mains. La démocratie locale a besoin de souffle, de débat, de saine confrontation pour représenter réellement tous les habitants et tous les territoires.
A Dijon, plusieurs de mes amis sont engagés dans ces élections cantonales : Pierre Jacob sur Dijon 4 qui a mis l’emploi au cœur de son projet et fait une campagne de grande qualité ; Lionel Fourré sur Dijon 5 qui apporte un regard nouveau et pertinent en particulier sur le quartier de la Fontaine-d’Ouche ; François-Xavier Dugourd sur Dijon 6, dont le travail de terrain, le sérieux, et la force de rassemblement sont des atouts précieux pour ce scrutin et, au-delà, pour préparer de futures échéances. Cette équipe de qualité, complémentaire et unie, a évidemment mon plein soutien. Je vous engage à vous mobiliser derrière elle.
Les élections de dimanche sont fondamentales pour nos valeurs. Il s’agit d’affirmer notre attachement à la Liberté, la Responsabilité, la Famille, le Travail, la Solidarité. Dans un monde en perpétuel mouvement, dont l’actualité internationale nous rappelle chaque jour la fragilité, ces valeurs constituent des repères qui nous aideront à mieux avancer ensemble.
C’est dès le dimanche 20 mars que, par notre mobilisation, nous créerons la dynamique pour faire gagner la Majorité départementale et la Côte-d’Or.
simon
5 janvier 2012ne croyez-vous pas qu’il y a dans notre pays un trop grand nombre de strats décisionnelles ?
les municipales, les communautés de communes, le département, la région, les pôles régionaux, …
les politiques organisent ces strats pour s’adapter et c’est légitime dans un monde en perpétuel évolution
mais plutôt que de faire table rase ou de véritablement transformer une institution, ils en créés une nouvelle
à chaque fois, c’est du personnel en plus, du matériel en plus, des dotations en plus et, in fine, des impôts en plus … il faut bien alimenter la (nouvelle) machine
aujourd’hui, pour tenir compte de l’évolution des sociétés, il faut revoir le fonctionnement de nos institutions
je crois qu’il y a un échelon de trop ou qu’alors les rôles devraient être mieux répartis
pourquoi, par exemple, scinder les collèges et les lycées ?
le CG pourrait récupérer une compétence globale en matière d’éducation par ex. et le CR une compétence en matière de transport
cela reviendrait à concentrer les compétences de l’un et de l’autre et à être certainement plus efficace
c’est mon point de vue