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Le Cercle Gaulliste vient de publier la contribution suivante :
La tertiarisation, phénomène majeur des 30 dernières années, interroge : une économie peut-elle reposer seulement sur les services ? Alors que la France est devenue un pays de consommateurs, elle doit aussi renouer avec sa tradition de pays producteur.
Les Gaullistes ont toujours défendu une industrie forte, à la pointe de l’innovation, contribuant à l’indépendance nationale et à la diffusion du progrès auprès du plus grand nombre. C’est en s’inscrivant dans cette lignée que le Président Sarkozy a fixé pour objectif d’augmenter de 25% la production industrielle de la France d’ici 2025.
En effet, on assiste à un recul préoccupant de l’activité industrielle en France. Depuis l’an 2000, l’investissement industriel a baissé de 35% ; notre pays a perdu 500.000 ouvriers ; la part des branches industrielles dans le PIB est passée de 18% à 12%. Or, l’industrie est le socle d’une économie solide, le garant de la croissance durable dans notre pays, notamment parce qu’elle stimule la recherche et l’innovation.
Aujourd’hui, notre pays doit relever un double défi : conforter durablement ses activités motrices, comme l’aéronautique, l’automobile et l’agroalimentaire ; développer et si possible prendre la tête de nouveaux secteurs porteurs, comme les industries vertes et les industries de haute technologie. Ces deux domaines offrent à la fois un fort potentiel et des perspectives intéressantes en termes de valeur ajoutée.
Si la mondialisation des flux financiers, l’évolution technologique et les nouvelles formes de communication ont bouleversé les cadres, c’est bien le même esprit de conquête que celui des années de Gaulle et Pompidou qui doit nous animer.
Dans cette perspective, l’Etat doit assumer pleinement son rôle d’aiguilleur. En effet, il est le seul à disposer à la fois de la vision stratégique, de la légitimité et du sens de l’intérêt général nécessaires à l’impulsion d’une dynamique globale et cohérente. Il lui revient de créer, dans la durée, un environnement économique favorable :
- Doter notre pays des grandes infrastructures nécessaires à son ambition industrielle. Naguère, le Général de Gaulle et le Président Pompidou ont impulsé la construction de grandes voies de communication comme le réseau autoroutier et le TGV qui ont eu un rôle déterminant dans le développement de notre pays. Aujourd’hui, outre le fret ferroviaire, la modernisation du fonctionnement de nos ports, l’un des défis à relever est celui de l’internet à très haut-débit, avec la nécessité d’acheminer la fibre optique dans toutes les entreprises.
- Proposer un cadre économique respectueux des ouvriers qui, concrètement, sont ceux qui créent la richesse. Par leur participation au capital, aux bénéfices et aux prises de décisions, on agit pour que toutes les énergies de l’entreprise soient mobilisées pleinement et derrière la même ambition.
L’industrie, c’est le contraire de l’économie virtuelle, qui, ne reposant sur aucune réalité, peut violer parfois les règles éthiques élémentaires. Il faut exiger une moralisation de l’économie à l’échelle mondiale et lutter contre les dérives d’un système cherchant la performance financière à n’importe quel prix. La réponse à ce défi moral se trouve notamment dans le renforcement des coopérations européennes et internationales.
- Mobiliser de nouveaux financements. Pour être à la hauteur de notre ambition industrielle, il faut permettre aux entreprises de renforcer leurs fonds propres. A cet égard, il faut aider les PME à grossir et à atteindre la taille de leurs homologues allemandes, en particulier pour accroitre leurs exportations. C’est pourquoi, nous soutenons les initiatives visant à renforcer le rôle d’Oséo, l’entreprise publique qui accompagne les entreprises dans leurs recherches de financement, à impulser la création de synergies entre les acteurs d’un même domaine (pôles de compétitivité), à orienter davantage l’épargne des Français vers l’investissement dans les entreprises.
Il est également important de clarifier les dispositifs de l’Etat, de ses agences et des collectivités locales, qui, s’ils partent tous de bonnes intentions, ont tendance à se chevaucher, à manquer de lisibilité, à décourager les chefs d’entreprise par leur complexité.
- Encourager la structuration des filières industrielles françaises et européennes. Pour cela, l’Etat doit user davantage de ses prérogatives dans les grandes entreprises dont il est actionnaire. Il peut influer sur la consommation en développant le « Made in France », synonyme de qualité, à l’image des pratiques américaines qui conjuguent habilement reflexes identitaires et principes du libéralisme.
Enfin, il faut encourager les relocalisations : on constate une tendance au retour en France d’unités de production antérieurement délocalisées. La hausse des coûts du transport et de l’énergie comme l’instabilité juridique dans les pays d’accueil les incitent à rapatrier leur activité en France. L’Etat doit encourager et amplifier cette tendance.
« La seule querelle qui vaille est celle de l’homme ».
Si nous défendons cette grande ambition industrielle, c’est d’abord parce que l’industrie est un secteur créateur d’emplois, de tous niveaux de qualification. Par sa relance et sa modernisation, indissociables du développement de l’apprentissage et de l’enseignement technique, elle peut constituer une des réponses solides et durables au fléau majeur de notre société, celui du chômage.
pierre - daix
5 janvier 2012« il n’y a de richesse que d’hommes » disait Jean Bodin
je suis d’accord avec vous, la France a les moyens, les capacités – humaines, techniques et technologiques – de se (re)construire un tissus industriels
il y a des entrepreneurs dans notre pays, qu’on les aide !
arrêtons de donner de l’argent aux syndicats de tous bords pour ‘acheter’ la paix social
proposons une vraie politique du travail et chacun pourra tirer les fruits de cet investissement, chacun sera satisfait et heureux de travail accomplit
pour cela, il faut aussi une classe politique à la hauteur d’une telle ambition ; c’est à dire des hommes et des femmes de TOUS bords qui transcendent leur petites querelles partisannes pour défendre un vrai projet
le chemin est encore long …