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Le point sur la salle d’escalade Cime 245

La salle d’escalade Cime 245, située boulevard Champollion, à côté de la piscine des Grésilles, est un équipement municipal de grande qualité. Représentant un investissement de 2,7 millions d’euros et contribuant au rayonnement sportif de Dijon, elle n’a pas d’équivalent dans le Grand Est de la France.

Malheureusement, pour le moment, avec un résultat d’exploitation négatif de 39.501 euros, elle n’a pas rencontré le public espéré. Je ne fais pas partie de ceux qui s’en réjouissent. Au contraire, je pense qu’il ne faut pas baisser les bras : De nouvelles campagnes de communication doivent être lancées pour mieux faire connaitre la salle tant au grand public qu’aux amateurs de varappe.

Pour faire face au déficit, la municipalité de Dijon a décidé d’accéder aux demandes de l’UCPA, délégataire de service public, visant à réduire les horaires d’ouverture et à augmenter la compensation financière de la ville.

Je suis assez réservé sur ces mesures car, dans le même temps, est décidée une refonte des tarifications avec notamment la baisse du prix des abonnements annuels et la gratuité pour les enfants de moins de 6 ans. Or, on ne peut pas d’un côté augmenter la compensation financière de la Ville et, dans le même temps, baisser des droits d’entrée, déjà – et c’est normal – particulièrement bas.

Mais ma principale remarque porte sur les conditions d’application de la délégation de service public. Je suis convaincu que toutes les règles légales ont été respectées. Pour autant, lorsque la Ville de Dijon a lancé la procédure, elle a fixé des critères de choix entre les différents soumissionnaires intégrant notamment les plannings d’ouverture, la tarification et la compensation financière.

C’est sur ces critères que le Conseil municipal a choisi l’UCPA pour exploiter Cime 245 en décembre 2009. Il me parait malheureux de modifier après seulement un an d’exercice les règles du jeu. L’UCPA avait tous les éléments en mains en 2009 pour présenter une offre répondant au cahier des charges de la Ville et à ses propres contraintes financières. Elle doit assumer sa part de risque.

Je rappelle qu’en cas de résultat d’exploitation positif, elle toucherait une part du bénéfice, comme cela arrivera – je lui souhaite – pour la gestion de la piscine olympique.

 

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