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Lors du Conseil municipal de jeudi dernier, les élus ont approuvé le compte de résultats de la ZAC du quartier Junot. Comme l’adjoint chargé de l’urbanisme, Pierre Pribetich, ne cachait pas en avril 2004 que ce quartier était, selon son expression, du « chantier du premier mandat », je suis intervenu pour dresser un premier bilan de la conception et de l’aménagement de Junot.
D’abord, est-ce que c’est beau ? Je sais bien que tous les goûts sont dans la nature. A titre personnel, j’y vois surtout une juxtaposition d’immeubles aux formes et styles finalement très différents. Ce manque d’unité architecturale et de cohérence d’ensemble nuisent à la nécessaire harmonie du site.
A côté de cela, il y a des points positifs dans la façon dont le quartier a été pensé et réalisé. Je pense bien sûr à la mixité. Mixité sociale. Mixité fonctionnelle. Un effort plus grand aurait pu être fait sur la mixité générationnelle mais, d’une façon générale, c’est ce type de quartier « mosaïque » qui permet d’aboutir à un certain équilibre.
Autre point positif, c’est la prise en compte des exigences environnementales. Outre la présence d’espaces verts, avec le
cours Junot, le quartier répond aux normes HQE. Aujourd’hui, cette norme est assez généralisée. A l’époque, quand le quartier a été conçu, cette dimension était encore nouvelle. Dijon est, comme elle l’a toujours été, plutôt en avance dans le domaine de l’écologie urbaine.
Quels sont les enjeux à venir pour le quartier Junot ? Il y a bien sûr la fin des chantiers avec notamment la livraison de l’ilot « Louis Loucheur », la rétrocession des équipements publics et l’aménagement de l’ancienne cour d’honneur.
Mais, plus encore, Junot doit se forger à présent une identité. Nous avons le décor. Il est ce qu’il est. Tout dépendra des acteurs. Je crois que les habitants ont un rôle décisif à jouer pour s’approprier leur quartier, notamment à travers les relations de voisinage et le monde associatif. C’est lorsque nous serons passés de la fonctionnalité d’aujourd’hui à cette véritable identité que Junot deviendra définitivement un quartier vivant de notre ville.