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Sortir du credo « Je dépense, donc j’existe »

Chaque année, dans les deux mois qui précèdent l’examen du budget de la Ville de Dijon, le Conseil Municipal doit se livrer à un exercice important : le Débat d’Orientations Budgétaires. Cette discussion  permet aux élus de déterminer les grandes masses financières du prochain budget. Cette année, elle intervient dans un contexte national et international bien particulier : L’Europe traverse une crise économique sans précédent qui n’épargne pas notre pays et qui contraint l’Etat à engager une politique active de réduction des déficits publics.

Déjà en 2010, j’avais affirmé en Conseil Municipal (retrouvez mon intervention ici) que le mot « rigueur » n’est pas un gros mot. Au contraire, ce mot est devenu, aujourd’hui, synonyme de lucidité, de responsabilité et même de courage.

Afin de prendre en compte la révision des prévisions de croissance, le Gouvernement vient d’annoncer un nouveau plan de rigueur comprenant 5.2 milliards d’euros de hausses d’impôts et 1.7 milliards d’euros de réduction des dépenses publiques.

Les collectivités locales ne sont pas concernées par ce plan sauf par une mesure sans incidence financière : Elles devront publier chaque année un rapport annuel sur leur gestion. Il concernera notamment la dette, l’évolution des effectifs et les dépenses de fonctionnement. C’est une nouveauté positive. Pour Initiatives Dijon, toutes les mesures favorisant une gestion plus transparente des collectivités territoriales et plus respectueuse des contribuables locaux vont dans le bon sens.

A mon sens, les collectivités locales doivent participer davantage à l’effort national de maitrise des dépenses publiques. Elles doivent absolument sortir du crédo : « Je dépense, donc j’existe ».

Les dotations et subventions aux collectivités représentent près de 20% du budget de l’Etat. L’Etat ne peut s’engager dans une réduction drastique de ses dépenses sans que les collectivités locales en fassent de même.

Cette situation doit engager progressivement Dijon, comme l’ensemble des collectivités locales, dans un double effort :

1er effort : Réinterroger les politiques publiques qui sont menées et, pour chacune d’elles, mesurer son utilité et son efficacité. Il s’agit de lancer en quelques sortes une « Révision générale des politiques communales ».

2ème effort : Maitriser les dépenses publiques.  En 2010, alors que l’Etat réduisait ses effectifs de 34.000 agents, les collectivités locales en recrutaient 36.000. Il y a là un manque de cohérence de l’action publique.

J’ai présenté cette position lors du Conseil municipal du 10 novembre dernier. Franck Ayache et François-Xavier Dugourd sont également intervenus pour le groupe Initiatives Dijon. A notre sens, les Dijonnais, comme les Français, savent la gravité de la situation. Ils sont prêts à faire des efforts. Ils comprendraient tout à fait que leur ville et leur agglomération s’engagent pleinement dans l’effort national.

 

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