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Lors du dernier Conseil Municipal, j’ai abordé le futur réseau de transports en commun du Grand Dijon qui combinera le tram et le bus à partir du 3 septembre prochain.
Je n’ai pas voulu retomber dans l’éternel débat sur l’opportunité du tram. Aujourd’hui, alors que les travaux sont lancés (chacun l’aura constaté !) et que la première rame est sortie des ateliers, le seul objectif des élus doit être de proposer aux habitants de l’agglomération un réseau cohérent et efficient.
Relayant les questions des usagers de Divia et après avoir étudié le plan du futur réseau, j’ai interrogé le Maire sur 4 points :
- 40% des habitants de l’agglomération se trouveront à moins de 500 mètres d’une station de tram. Par définition, 60% ne le sera pas et devra continuer à utiliser le bus. Or, les habitants de certains quartiers qui peuvent aujourd’hui se rendre directement au centre-ville en bus ne le pourront plus. Ils devront prendre le bus qui les conduira à une station de tram d’où ils pourront ensuite gagner le centre-ville. Délais d’attente, notamment au retour, dérangement… On trouvera tous les inconvénients liés à ce qu’on appelle techniquement une « rupture de charge ». On trouve cette difficulté notamment dans les quartiers Varennes, Maupassant, Montchapet, Montagne-Sainte-Anne et dans le hameau de Mirande. Des aménagements sont-il encore possible pour éviter cet écueil ?
- Ma deuxième remarque concerne le tracé du tramway dans le quartier Drapeau. La distance moyenne entre deux stations sur l’ensemble du réseau sera de 570 mètres. Elle sera plus élevée sur le tronçon République / Toison-d’Or (plus de 700 m). Il me semble qu’on aurait pu mieux desservir cet axe majeur, au besoin en créant une station supplémentaire. Pourquoi avoir retenu un espacement si grand entre les stations de ce secteur ?
- La troisième question est une vraie préoccupation des Dijonnais. Aujourd’hui, le prix du ticket à l’unité est de 1 euro. On sait qu’il va augmenter avec l’arrivée du tram. Ça ne me parait pas aberrant car il est aujourd’hui l’un des moins chers de France. Quel sera le prix exact du ticket et, globalement, quelles seront les différentes formules de tickets, forfaits et abonnements ?
- Enfin, ma dernière question portait sur la gestion du parc de bus qui est propriété du Grand Dijon. En effet, en 2004, la Communauté d’agglomération a acheté une centaine de bus au gaz naturel pour un coût d’environ 300.000 euros par véhicule. Ces bus ont donné entière satisfaction puisqu’ils ont même reçu le titre de « bus de l’année » en 2004. Or, le nouveau centre de maintenance n’est pas équipé de centrale gaz. Ces bus seront donc revendus, avant même d’avoir été amortis. N’y a-t-il pas là un exemple criant de gaspillage d’argent public ?
En posant ces questions, j’ai voulu exprimer la position équilibrée, technique et constructive des élus du groupe Initiatives Dijon. Le Maire de Dijon, après avoir tenté d’expliquer l’abandon des bus à gaz, pourtant très écologiques, par leur bruit, s’est engagé à répondre aux autres points par voie postale. Je ne manquerai pas de vous tenir informés sur ce blog et de continuer à participer au débat public local.